La relance du tourisme, un impératif pour la nouvelle Algérie

En Algérie, le tourisme est considéré comme un secteur économique à part entière. Cependant, il peine toujours à décoller malgré les nombreux programmes et les magnifiques places que possède le pays. Depuis 20 ans, la barre des 3 000 touristes par an n’a toujours plus été franchie. La relance de ce secteur devient alors impérative, comme l’affirmait d’ailleurs Hacène Mermouri.

Les axes ciblés pour la redynamisation du tourisme intérieur

Au cours d’une séance plénière tenue à l’assemblée populaire nationale, le ministre du Tourisme, de l’Artisanat et du Travail familial indiquait que l’Algérie ambitionnait d’être aussi considérée comme un pays émergent. Pour donc lui permettre d’atteindre ce noble objectif, tous ses potentiels doivent être mis à contribution. Son ministère a alors un programme de relance intérieur reposant sur trois axes.

Le premier consiste en un soutien et en un accompagnement des porteurs de projets dans le domaine. Ce faisant, les capacités d’hébergement pourraient être augmentées. Il fait remarquer qu’en Algérie, 110 000 lits seulement sont disponibles, contre 300 000 pour les destinations attenantes. L’offre et la demande doivent ainsi être bouleversées, les prix réduits et les prestations, de meilleures qualités.

Le second axe vise à améliorer l’attractivité du pays. Une telle amélioration passe par la prise en compte des préférences des consommateurs. Les formations spécialisées doivent alors être renforcées afin que le marché soit fourni en main-d’œuvre adaptée et capable d’octroyer des prestations de qualité. Enfin, l’arsenal juridique doit être révisé. Il faudra aussi miser sur les start-ups et les réseaux sociaux pour mieux faire connaître la destination qu’est l’Algérie. Pour plus de compétitivité et d’efficacité, un appel pourrait même être fait au secteur privé.

Qu’en sera-t-il du voyage des Algériens sur l’extérieur ?

Les Algériens ne doutent pas du potentiel touristique de leur pays. Cependant, un voyage de ce type à l’intérieur du pays se révèle très cher pour nombre d’entre eux. Ils préfèrent alors se rabattre sur les destinations étrangères. Pour donc leur redonner le goût des vacances au pays, il urge que les produits touristiques proposés soient désormais aux normes internationales, mondiales. Le tourisme récepteur et le tourisme interne ne seront par conséquent plus négligés.

D’ailleurs, c’est ce qu’a fait le SDAT (Schéma Directeur d’Aménagement Touristique). Dans l’exécution de ses activités, il a permis que le nombre de lits passe de 60 000 à 130 000. Résultat tout à fait encourageant, même si le plan de mise en œuvre n’a pas été suivi. De plus, pour mieux intéresser les Algériens à la destination Algérie, les associations n’ont pas été écartées. Elles devront jouer un rôle primordial, car elles représentent les acteurs touristiques. Elles sont des partenaires de confiance et sont plus qu’efficaces dans cette professionnalisation de la performance et dans le processus de développement du secteur.

En outre, le protocole sanitaire n’a pas été oublié. Les bonnes conditions préventives contre la pandémie du Covid-19 doivent être prises en compte, d’autant plus que la période estivale est déjà toute proche. Un comité a alors été mis en place. Il aura la lourde mission de veiller à ce que les gestes barrières soient scrupuleusement respectés par les hôtels et les établissements touristiques.

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